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    Camp de Trostenets (Biélorussie)

    Les documents suivants se rapportent au ghetto de Minsk et au camp de concentration de Trostenets. Le camp de Trostenets est d’abord une exploitation agricole pour les SS. Il devient camp de concentration suite à la visite de Himmler et d’Eichmann à Minsk en avril 1942. Le camp du « petit Trostenets » est « un lieu d’extermination d’envergure internationale ». Il devient le lieu de l’exécution systématique de la population juive de Minsk, ainsi que de déportés d’Europe occidentale. Des détenus du ghetto de Minsk y furent exécutés en juillet 1942 lors du pogrom massif qui y est alors conduit. Après la liquidation du ghetto en octobre 1943, seuls 200 Juifs restent à Trostenets et sont employés au travail forcé. Des unités de l’organisation TODT demeurent également dans le camp. On estime entre 206 000 le nombre de victimes dans le camp. En octobre 1943, le sonderkommando 1005 exhume les corps et les brule, ce qui rend tout décompte précis presque impossible. La Commission extraordinaire d’État soviétique sur les crimes nazis évalue le nombre de corps enterrés dans les fosses communes à 150 000. Le camp est gardé par 7 compagnies de police de Lituaniens, de Lettons, d’Estoniens, d’Ukrainiens, de Biélorusses et d’Allemands vivant en URSS (volksdeutsche). Les Lettons, qui prennent part à l’exécution des Juifs au camp de Blagovchtchina, filiale de Trostenets, appartiennent au sonderkommando Arajs. En 1943, ils participeront aux opérations massives de répression en Biélorussie, telle que « Magie d’hiver » (Winterzauber), et constitueront l’armature des 15e et 19e divisions de Waffen-SS.   Une unité de gendarmerie y est basée à partir de mars 1943. Les derniers détenus du camp sont exterminés fin juin 1944. L’Armée rouge libère le camp le 3 juillet 1944.

    Le camp de Trostenets est documenté par la presse clandestine dès 1943, puis par les enquêtes de la Commission extraordinaire d’État soviétique sur les crimes nazis. En 1944, la commission publie dans une brochure les résultats de ses travaux sur ce camp, puis, en 1946, un recueil de documents. A partir des années 1990, différents travaux ont été menés sur le camp de Trostenets : en 1965 paraît le recueil de documents sur « Les crimes des occupants fascistes allemands en Biélorussie », suivi en 2003 d’une première synthèse consacrée au camp de Trostenets, puis en 2008 de l’ouvrage sur « La perpétuation de la mémoire des défenseurs de la patrie et des victimes de guerre en Biélorussie 1941-2008 » et enfin, en 2015, du recueil « Documents sur la grande guerre patriotique en Biélorussie 1942-1991 ».

    Les documents publiés ici ont été publiés dans le recueil de document « Trostenets: la tragédie des peuples d’Europe, la mémoire en Biélorussie » (Trostenets : tragediia narodov Evropy, pamiat’ v Belarusi. Dokumenty i materialy/Sost. V.I. Adamushko, V.D. Selemenev i dr., Minsk, 2016 – Тростенец: Трагедия народов Европы и память в Беларуси. Документы и материалы/ Сост. В.И. Адамушко, В.Д. Селеменев и др. Минск, 2016).. Deux des documents originaux (n°85 et 98) proviennent du fonds 1363 des Archives nationales de Belarus, consacré aux procès de l’après—guerre des criminels de guerre allemands et collaborateurs qui ont eu lieu en Biélorussie, dont l’inventaire a été traduit en français par l’AEHREE en 2016.

     Les titres sont repris des documents originaux traduits. Le résumé des documents est établi par nos soins.

     

    Bibliographie :

    Kholokost na territorii SSSR, Entsiklopediia/Red. I.A. Al’tman, Moskva : ROSSPEN, 2009.

    Trostenets : tragediia narodov Evropy, pamiat’ v Belarusi. Dokumenty i materialy/Sost. V.I. Adamushko, V.D. Selemenev i dr., Minsk, 2016

    Tout l'article:

    /Corpus_de_textes_Camp_de_Trostenets-1-.docx

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